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Homélies, photos, voyages, évènements, commentaires

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22° dimanche 30 août 09

22° Dimanche – 30 août 09

1ère lecture : Deutéronome 4,1-2.6-8

2ème lecture : St Jacques 1,17-18.21b-22.27

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 7,1-8.14-15.21-23

 

Les pharisiens et quelques scribes étaient venus de Jérusalem. Ils se réunissent autour de Jésus et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c'est-à-dire non lavées. Les pharisiens, en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, fidèles à la tradition des anciens; et au retour du marché ils ne mangent pas avant de s'être aspergés d'eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d'autres pratiques: lavage de coupes, de cruches et de plats.- Alors les pharisiens et les scribes demandent à Jésus: «Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens? Ils prennent leur repas sans s'être lavé les mains». Jésus leur répond: «Isaïe a fait une bonne prophétie sur vous, hypocrites, dans ce passage de l'Écriture: Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. Il est inutile, le culte qu'ils me rendent; les doctrines qu'ils enseignent ne sont que des préceptes humains. Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes».

Puis Jésus appela de nouveau la foule: «Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur».

Il disait encore à ses disciples, à l'écart de la foule: «C'est du dedans, du cœur de l'homme que sortent les pensées perverses: inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l'homme impur».

 

Les récoltes de cette année dans notre région semblent merveilleuses tant pour les céréales que pour les mirabelles et autres fruits. Ailleurs en France, la récolte prospère ne suffit pas pour satisfaire tout le monde. En effet, les producteurs n’y trouvent pas leur compte. Que se passe-t-il  entre la production et la consommation ? Qu’est-ce qui fait qu’on déclare une année réussie ? Il y a deux choses à distinguer : les lois de la nature, ce que Dieu met à notre disposition, et d’autre part les règles établies, les processus commerciaux qui débouchent sur une forme de « vol ou de rapt légal ». Jadis on travaillait pour gagner son pain à la sueur de son front, aujourd’hui, il semblerait qu’il suffit de prendre la laine sur le dos des moutons qui se laissent tondre. On forme les gens à devenir des ramasseurs d’argent. Tout est bon pour faire du fric. Ceux qui sont la cause de la déstabilisation de la société sont encouragés à continuer leur trafic. La preuve, on leur attribue des primes fantastiques. L’idéal, c’est l’argent ! Des professeurs de hautes écoles d’ingénieurs ont bien du mal à trouver d’autres motivations parmi chez leurs élèves. Une année réussie aujourd’hui, c’est celle qui rapporte de l’argent. On est bien loin de l’Evangile qui nous indique un chemin d’humanité.

Jésus nous dit quelque chose d’essentiel «Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur».

Les pharisiens et les scribes interpellent Jésus parce que ses disciples n’appliquent pas méticuleusement les pratiques usuelles avant de manger. Jésus est accusé de laxisme, c’est une façon de le déconsidérer et de le dénigrer aux yeux de tous ceux et celles qui ont mis leur confiance en lui.

Jésus est agacé par leurs réactions et il refuse d’entre dans cette logique. Il ne se laisse pas impressionner par la critique. Il met le débat sur le fond de l’attitude religieuse : « Ce peuple m’honore des lèvres mais son cœur est loin de moi. Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes. »

Ces jours-ci, l’attention mondiale est mobilisée  à prendre de multiples précautions pour éviter une pandémie de la nouvelle grippe. De fait, il y a des mesures élémentaires d’hygiène à respecter. Mais il ne faut pas oublier l’essentiel, c’est la vie humaine qui doit être fraternelle. On fait beaucoup de tapage pour faire peur et mobiliser les esprits autour des mesures d’hygiène qui comptent certainement. On se donne bonne conscience d’avoir tout bien préparé, mais on ne parle plus de toutes ces « pandémies » qui traumatisent de façon bien concrètes les peuples de la misère, les sans papiers,  les handicapés, les chômeurs, les « rejetés » à la rue par les fermetures d’usine et par tous ceux qui n’ont plus de couverture sociale…..

Les pharisiens et les scribes, à qui Jésus reproche : « Quel malheur pour vous d’en rester là » vont chercher un autre moyen pour trouver des griefs d’accusation.

Que retenir pour nous aujourd’hui ?

Bien souvent dans notre vie, on est plus sensible au « qu’en dira-t-on », aux convenances, au paraître, qu’à être  vrai dans tout ce que nous faisons. On se laisse piéger par les beaux discours qui mettent en valeur les faux semblants. On en reste à la beauté de l’emballage en oubliant le contenu. Certes, pour vivre en société nous avons besoin de règles, de convenances, comme nous avons droit au respect et à l’estime des autres.

En famille non plus, on ne fait pas n’importe quoi. Les moyens qu’on se donne ne sont que des moyens, des outils mis à notre disposition pour progresser ensemble dans le respect mutuel.

Si aujourd’hui, l’argent domine et met en faillite  des secteurs entiers de production malgré les bonnes récoltes, c’est que quelque chose est faussé. On ne peut pas accepter que les bonnes récoltes débouchent sur des faillites. Quel gâchis quand des hommes s’investissent sérieusement et se trouvent court-circuités  par des pouvoirs cachés et des lobbies qui jouent avec la vie des autres!

Ce qu’on reproche aux puissants ne risque-t-on pas de le renforcer par notre façon de vivre ? Dans les conflits quotidiens avec nos proches : sa femme, son mari, ses enfants, ses voisins, que mettons-nous en avant ? N’est-ce pas souvent un alibi pour se justifier, garder le dernier mot, sauver l’honneur de la famille ? De même dans nos façons d’apprécier les gens qui nous entourent : quels critères retiennent notre attention ? Les flatteries, les belles paroles, les belles manières, les félicitations rapides ? C’est plus agréable de parler avec des fleurs, mais quel avenir préparons-nous ? Les tièdes = « les faux culs », Dieu les « vomit ». Nous entrons dans une période  de redémarrage : écoles, associations, catéchèse, vie syndicale et politique….Là, il faudra à nouveau se positionner : être actif ou passif, assumer ses responsabilités ou se reposer sur les autres.

Quelle est donc la volonté de Dieu, qu’est-ce que Jésus veut transmettre à ses disciples et à nous qui sommes là pour l’écouter ?

Dieu regarde avant tout ce qui se passe dans le cœur de l’homme, là où on ne peut pas tricher avec soi-même, là où on prend les décisions qui engagent notre avenir et bien souvent celui des autres. C’est du dedans de chacun que sortent les pensées perverses. C’est sur ce point que chacun a besoin de réfléchir et de prier pour se mettre en accord avec Dieu.

C’est très difficile d’être lucide sur soi-même, car nous sommes toujours tentés de croire que Dieu veut ce qui nous fait plaisir et ce qui nous arrange.

La question de l’évangile de ce jour n’est pas de se justifier ni de refiler aux autres ce qui nous revient. Dieu met en nos mains ce que d’autres ont besoin, et réciproquement, les autres ont de quoi nous faire vivre.

Le moment est venu de donner le meilleur de soi-même, puisque c’est du « cœur que vient le bon et le mauvais. »

 

Bonne fin de semaine et bon dimanche.
François

Le poème ci-dessous va dans le sens de la réflexion de ce dimanche, par Rémy Haas :

LIBRES  

Etre libres, ce n’est pas obéir à notre seule volonté,

Et céder à tous nos désirs et à notre commodité

Etre libres n’est pas répondre à notre seul plaisir

Et tout accomplir suivant notre propre loisir.

 

Etre libre n’est-ce pas plutôt adhérer à l’harmonie

Pour ne pas accroître le vacarme et la cacophonie.

Tel le musicien qui joue d’après la partition

Et non pas selon sa propre composition.

Car, quelle serait sa liberté au sein de la formation

S’il jouait un air totalement en contradiction ?

 

Etre une libre créature de l’auteur de toute harmonie

En jouant la note juste au sein d’une troupe unie,

Voilà la vraie liberté qui mène au calme intérieur

A la satisfaction de longue durée et au bonheur.

 

Gardons l’esprit ouvert pour entendre cette petite voix

Qui nous guide loin au-delà du désolant “moi-moi-moi“.

Et faisons nôtre cet état d’esprit altruiste et miséricordieux

En conjuguant au quotidien l’expression “à la grâce de Dieu“.

 

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> Ce qui veut dire que d'ici peu je ne vous enverrai plus systématiquement l'homélie du dimanche. A chacun de prendre l'initiative pour le consulter et éventuellement l'utiliser.
> Bonne réception et bonne fin
> François
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