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3e dimanche Avent « C » 13 Décembre 09
1ère lecture : Sophonie3,14-18a 2ème lecture : St Paul aux Philippiens 4,4-7
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 3, 10-18
Les foules lui demandaient : « Que devons-nous faire ? » Jean leur répondait : «Celui qui a deux vêtements, qu'il partage avec celui qui n'en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu'il fasse de même ! » Des publicains (collecteurs d'impôts) vinrent aussi se faire baptiser et lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? ». Il leur répondit : « N'exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. » A leur tour, des soldats lui demandaient : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne faites ni violence ni tort à personne ; et contentez-vous de votre solde. » Or, le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n'était pas le Messie. Jean s'adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l'eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et dans le feu. Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera dans un feu qui ne s'éteint pas. » Par ces exhortations et bien d'autres encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.
« Que devons-nous faire?» Voilà une question qui est au cœur de l’existence humaine. Elle est d’autant plus importante quand nous sommes en période
d’incertitude. Ainsi l’adolescence est une période d’essai et d’apprentissage pour chercher ce qui correspond le mieux aux qualités d’un jeune et aux besoins de la société. De même, des
jeunes adultes s’interrogent sur l’intérêt d’une vie de couple alors qu’ils voient de multiples échecs. Où mettre sa confiance ? Est-ce opportun d’avoir des enfants quand l’économie marche
au ralenti ? Que devons-nous faire, c’est la question de tous les représentants du monde rassemblés à Copenhague ? Le réchauffement de la planète inquiète tout le monde. Il importe de
trouver de bonnes solutions où chacun est impliqué. Les Eglises prennent aussi la mesure du problème. « Pour contribuer au succès du sommet de Copenhague
(7-18 décembre), Benoît XVI invite à adopter un style de vie responsable et à respecter les lois de la nature. Il plaide pour que les « pauvres » et les « générations
futures » soient au centre des mesures
prises.
Que devons-nous faire pour nous convertir, pour grandir en enfants de Dieu, pour devenir plus humains, pour réussir notre vie et bâtir une civilisation de l'amour ?
La conversion comporte nécessairement des actes concrets. Alors, que devons-nous faire ? D'abord cesser de « laisser faire ». Notre conscience fait souvent la sourde oreille aux dénonciations comme si nous ne pouvions être responsables des injustices à travers le monde. Nous connaissons bien les excuses susceptibles d'endormir nos consciences: « J'ai fait mon possible. J'ai travaillé toute ma vie. Mon argent, je l'ai gagné à la sueur de mon front. C'est ma propriété et c'est mon droit légitime. »
Que devons-nous faire? A cette question des soldats Jean-Baptiste répond : « Ne faites ni violence, ni tort à personnes ; et contentez-vous de votre solde. » Jean s’adresse alors à tous : « Moi, je vous baptiste avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi… » Par ces paroles, Jean nous demande de prendre au sérieux les petites choses de la vie qui sont à notre portée : la droiture, le respect, l’attention aux plus fragiles, le pardon… Ce ne sont pas des banalités, ils conditionnent la venue du Messie, la Bonne Nouvelle. Et cette Bonne Nouvelle nous avons à la partager au plus grand nombre possible, comme nous y invite Paul : « que votre sérénité soit connue de tous les hommes. »
Un proverbe russe dit : "Partage ton pain, il diminue. Partage ta joie, elle augmente." Le temps de l'Avent offre de multiples lieux d'engagement, de partage et de communion avec les plus pauvres. Par exemple, plusieurs sont impliqués dans les diverses campagnes de Noël ou les campagnes de financement avec des organismes d'entraide. Notre joie augmente quand elle est partagée. On pourrait dire la même chose de beaucoup d'autres richesses, que chacun possède, même le plus pauvre : nos bonnes idées, nos paroles d'amitié, notre espérance, nos bons souvenirs et nos expériences de vie. Tous ces trésors grandissent dans le partage. Ce que nous avons de plus précieux dans notre monde, c'est notre temps. Lui aussi s'enrichit quand nous le partageons. Le temps donné aux autres, c'est du temps gagné, du temps qui se transforme en joie de vivre.
Chaque fois que nous acceptons de partager, nous faisons grandir la joie en nous et autour de nous. C'est là le sens de la fête de Noël que nous célébrerons dans quelques jours. Dieu se fait tout proche et vulnérable comme un enfant. Dieu est avec nous, et il trouve sa joie d'être au milieu de nous comme nous le rappelait le prophète Sophonie: "Il aura en toi sa joie et son allégresse, il te renouvellera par son amour. "
Nous avons tous besoin de ces petits clins d'œil de bonheur pour garder bien présentes en nous nos raisons d'espérer et de poursuivre notre chemin dans la
confiance.
Pour croire que demain sera peut-être meilleur qu'aujourd'hui. Alors, que devons-nous faire ? Alors... que ferons-nous?