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Liturgie du 3ème dimanche de Pâques – 26 04 20
Introduction :
Nous voici déjà au 7ème dimanche de confinement où nous célébrons la Pâque du Seigneur devant l’écran de télé, d’un ordinateur ou devant un poste de radio. Et depuis l’annonce de la prolongation du confinement, nous risquons de passer de la désespérance ou du découragement à l'affirmation pleine de joie : Christ est ressuscité, la foi des chrétiens! Comme les disciples d’Emmaüs, nous sommes sur le chemin un peu résigné: "nous espérions... et voilà que rien n'a changé, voilà que la vie usante et lourde reprend son cours. Certains n’osent plus croire et espérer en des jours meilleurs.
Et pourtant il n'est pas loin de nous celui que nous aimons même lorsque nous doutons. C'est lui qui nous rejoint. C'est lui qui vient au secours de notre peu de foi. Aujourd'hui il se fait proche de chacun de nous. Laissons-nous nous habiter par Lui.
Demande de Pardon :
Gloire à Dieu, au plus haut des cieux,
Et paix sur la terre aux hommes qu’il aime.
Nous te louons, nous te bénissons,
nous t’adorons,
Nous te glorifions, nous te rendons grâce,
pour ton immense gloire,
Seigneur Dieu, Roi du ciel,
Dieu le Père tout-puissant.
Seigneur, Fils unique, Jésus Christ,
Seigneur Dieu, Agneau de Dieu,
le Fils du Père.
Toi qui enlèves le péché du monde,
prends pitié de nous
Toi qui enlèves le péché du monde,
reçois notre prière ;
Toi qui es assis à la droite du Père,
prends pitié de nous.
Car toi seul es saint,
Toi seul es Seigneur,
Toi seul es le Très-Haut,
Jésus Christ, avec le Saint-Esprit
Dans la gloire de Dieu le Père.
Amen.
Prière d'ouverture :
Dieu notre Père, tu es toujours présent à nos côtés, tu marches sur nos routes humaines, prêt à dissiper nos peurs ou nos doutes. Ouvre nos yeux à ta Parole pour que nous sachions reconnaître ta présence, toi qui es vivant pour les siècles des siècles. Amen !
Lecture du livre des Actes des Apôtres (2, 14. 22b-33)
Il n’était pas possible que la mort le retienne en son pouvoir
Il n’était pas possible que la mort le retienne en son pouvoir Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, éleva la voix et leur fit cette déclaration : « Vous, Juifs, et vous tous qui résidez à Jérusalem, sachez bien ceci, prêtez l’oreille à mes paroles. Il s’agit de Jésus le Nazaréen, homme que Dieu a accrédité auprès de vous en accomplissant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes. Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez supprimé en le clouant sur le bois par la main des impies. Mais Dieu l’a ressuscité en le délivrant des douleurs de la mort, car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir. En effet, c’est de lui que parle David dans le psaume : Je voyais le Seigneur devant moi sans relâche : il est à ma droite, je suis inébranlable. C’est pourquoi mon cœur est en fête, et ma langue exulte de joie ; ma chair elle-même reposera dans l’espérance : tu ne peux m’abandonner au séjour des morts ni laisser ton fidèle voir la corruption. Tu m’as appris des chemins de vie, tu me rempliras d’allégresse par ta présence. Frères, il est permis de vous dire avec assurance, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son tombeau est encore aujourd’hui chez nous. Comme il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré de faire asseoir sur son trône un homme issu de lui. Il a vu d’avance la résurrection du Christ, dont il a parlé ainsi : Il n’a pas été abandonné à la mort, et sa chair n’a pas vu la corruption. Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins. Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis, et il l’a répandu sur nous, ainsi que vous le voyez et l’entendez. »
Parole du Seigneur.
Psaume 15 “Tu m’apprends, Seigneur, le chemin de la vie”
Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge. J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu ! Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort. »
Je bénis le Seigneur qui me conseille : même la nuit mon cœur m’avertit. Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable.
Mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance : tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption.
Tu m’apprends le chemin de la vie : devant ta face, débordement de joie ! À ta droite, éternité de délices !
Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre (1, 17-21)
« Vous avez été rachetés par un sang précieux, celui d’un agneau sans tache, le Christ »
Bien-aimés, si vous invoquez comme Père celui qui juge impartialement chacun selon son œuvre, vivez donc dans la crainte de Dieu, pendant le temps où vous résidez ici-bas en étrangers. Vous le savez : ce n’est pas par des biens corruptibles, l’argent ou l’or, que vous avez été rachetés de la conduite superficielle héritée de vos pères ; mais c’est par un sang précieux, celui d’un agneau sans défaut et sans tache, le Christ. Dès avant la fondation du monde, Dieu l’avait désigné d’avance et il l’a manifesté à la fin des temps à cause de vous. C’est bien par lui que vous croyez en Dieu, qui l’a ressuscité d’entre les morts et qui lui a donné la gloire ; ainsi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu. – Parole du Seigneur.
Alléluia. Alléluia. Seigneur Jésus, ouvre-nous les Écritures ! Que notre cœur devienne brûlant tandis que tu nous parles. Alléluia.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (24, 13-35)
« Il se fit reconnaître par eux à la fraction du pain »
Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. » Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. » Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.
Méditation :
« Deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs ». L’un s’appelle Cléophas. L’autre reste anonyme ! L’évangéliste St Luc pense certainement qu’il s’agit de moi ou de chacun de nous errant sur le chemin de la vie.
Ils quittent Jérusalem la ville sainte, un peu comme beaucoup de croyants aujourd’hui, quittent l’Eglise qui n’a pas répondu à leurs espoirs ou leurs attentes. Les prêtres, scribes et pharisiens en sont au même stade. Ils attendaient la venue du Messie et sans s’en rendre compte, l’avaient crucifié. Comme ces Juifs, nous risquons de passer à côté de l’essentiel, parce que nos yeux sont aveuglés, tellement pris par le merveilleux, le sensationnel, le confort, le matérialisme.
Certainement, chacun de nous a sa propre « Jérusalem » quelque part dans sa vie, un endroit qui fait mal, une expérience douloureuse : une blessure, un échec, une relation ratée, une déception profonde… des expériences qui nous poussent à partir, à chercher un ailleurs moins triste et moins sombre…vers un Emmaüs, qu’on situe aujourd’hui à Abu Gosh. Je ne sais si les deux disciples sont arrivés à Emmaüs :
« Lorsqu’ils s’approchèrent du village où ils allaient… » Peu importe, le sens de la vie n’est pas dans une destination mais dans un itinéraire. Le sens de la vie se trouve sur le chemin. Et c’est sur ce chemin que Dieu nous rejoint, comme Jésus a rejoint ces deux disciples déçus, « l’air découragé »
En effet, alors qu’ils sont sur le chemin, « ils parlaient ensemble de tout ce qui s’était passé ». Les 2 disciples, et c’est tout à fait humain, quand on a mal, on a besoin de parler, sans cela la vie serait vraiment tragique.
« Et tandis qu’ils parlaient, Jésus lui-même s’approcha et marchait avec eux ». Ainsi va Dieu, il marche, il marche désormais sur nos routes humaines, surtout celles qui sont marquées aujourd’hui par le Coronavirus. Remarquez que ce ne sont pas les hommes qui s’approchent de Dieu, mais c’est Dieu qui prend toujours l’initiative de la rencontre. Aujourd’hui, comme hier, il se fait proche de l’homme blessé sur le chemin de l’existence. Ce Dieu que toutes les religions ont assigné à résidence dans le ciel, prisonnier dans un tabernacle, dans un temple, ce Dieu va au large, il veut rejoindre les lieux profanes où se jouent les destinées humaines. Et ce cheminement aux côtés des disciples d’Emmaüs, Jésus va le faire à leur rythme. Il met ses pas dans les leurs.
« Mais leurs yeux étaient aveuglés et ils ne le reconnaissaient pas ». Et pourquoi, tellement enfermés dans leur passé tragique, les 2 disciples ne peuvent rien voir d’autre, de neuf. Oui, il est bien difficile de voir son frère quand on s’enferme dans sa propre douleur. Il est bien difficile de reconnaître Dieu, lorsqu’il ne se manifeste pas à l’homme blessé avec toute sa puissance, mais qu’il vient à nous incognito, dans la discrétion.
« De quoi causiez-vous donc tout en marchant » ? Les disciples sont invités à parler, à raconter. Dieu est celui qui invite à raconter sa vie. N’est-ce pas le rôle de chaque prêtre, se mettre d’abord à l’écoute de la personne, avant de parler à la légère comme celui qui sait tout et qui a réponse à tout. ? La prière ne pourrait-elle pas être aussi le récit de notre vie que nous racontons à Dieu, ce qui nous fait mal, nos incompréhensions et même parfois l’impression que nous avons : notre rejet de lui ? La vraie prière, c’est celle qui jaillit de mon cœur heureux ou blessé. C’est le dialogue qui s’établit entre Dieu et nous.
« Toutefois quelques femmes qui sont des nôtres nous ont bouleversés, s’étant rendues de grand matin au tombeau n’ayant pas trouvé son corps, elles ont même eu la vision d’anges qui le déclarent vivant ». Qu’il est difficile pour les hommes, de voir dans le tombeau autre chose que du vide ! Et pourtant, le tombeau n’est-il pas la crèche d’un monde nouveau ? Bethléem berceau d’un Dieu qui s’est fait Homme – et de ce tombeau vide a surgi une vie nouvelle, celle du Ressuscité !
« Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin ». Quand il voit nos vies reprendre le goût de l’espérance et de la confiance, alors Dieu peut se retirer. Il a un tel respect de notre liberté, il ne s’impose pas. Il se veut le Dieu de la proposition.
« Reste avec nous », disent les apôtres. Dieu doit être au comble de bonheur lorsqu’il entend cette prière qui monte du cœur de l’homme : « Reste avec moi » !
Remarquez que dans ce récit, c’est Dieu qui se laisse inviter à la table des hommes. Jésus nous révèle un Dieu incroyable : un Dieu qui ose s’asseoir aux tables humaines surtout quand les convives ne sont pas du premier choix.
(J’ouvre une parenthèse : On pourrait résumer l’Evangile avec cette expression : « Passer d’une table à l’autre » - occasion d’aller chercher dans la bible
« A l’instant même ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. » « Se levèrent » littéralement ce verbe signifie « ressusciter » – changement radical – plus comme avant. C’est l’heure de la résurrection car ils ont reçu les 2 signes de la résurrection : la Parole partagée : « Notre cœur n’était-il pas tout brûlant en nous quand il nous parlait sur le chemin et nous expliquait les Écritures ? » Et le pain de la fraternité :
« Comme il était à table avec eux, il prit le pain, il le bénit et, après l’avoir rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent »
La présence mystérieuse de Jésus, renouvelle nos forces et nous invite à être des témoins de confiance qu’il est bien vivant.
Nous souhaitons que chacun puisse croire un peu à la beauté de la vie qui ouvre à l’avenir.
Profession de foi :
Je crois en Dieu Père, qui nous envoie au-devant des autres pour annoncer que la vie a vaincu la mort et que l’amour triomphera.
Je crois en Jésus Christ, qui nous rejoint sur la route et se laisse reconnaître chaque fois que nous partageons le pain et chaque fois que nous sommes rassemblés en son nom.
Je crois en l’Esprit Saint, qui aujourd’hui encore nous donne la force de prendre le chemin d’Emmaüs. Il nous aide à comprendre les Ecritures et rend nos cœurs tout brûlants.
Je crois à l’Eglise, lorsque dans les moments de découragement et d’obscurité elle nous aide à retrouver la joie et des raisons de vivre.
Prière Universelle:
Alors qu’ils le voient s’éloigner, les disciples d’Emmaüs supplient Jésus : « Reste avec nous : le soir approche et déjà le jour baisse »... Demandons à notre tour au Christ de rester avec nous au coeur de nos nuits...
- Reste, Seigneur, avec ceux qui sont dans la nuit de la solitude à cause d’une séparation, d’un décès ou de la vieillesse... et fais de nous des témoins de ta présence auprès d’eux. Reste avec nous, Seigneur!
- Reste, Seigneur, avec ceux qui sont dans la nuit de l’angoisse à cause de leurs études, de leur travail, de leurs soucis familiaux ou de leur désespoir... et fais de nous des témoins de ta présence auprès d’eux. Reste avec nous, Seigneur!
- Reste, Seigneur, avec ceux qui sont dans la nuit de la guerre, de la haine et du mépris des hommes... et fais de nous des témoins de ta présence auprès d’eux. Reste avec nous, Seigneur Reste avec nous, étranger du soir de Pâques, et remplis-nous de la certitude qu’aujourd’hui encore tu brules le cœur des hommes qui te cherchent ; nous te le demandons…
Reste avec nous, étranger du soir de Pâques, et remplis-nous de la certitude qu’aujourd’hui encore tu brules le cœur des hommes qui te cherchent ; nous te le demandons…
Prière sur les offrandes :
Dieu notre Père, accueille les offrandes que nous déposons sur cette table. Transforme-les en nourriture d'éternité et fais de nous les pèlerins inlassables de ton amour, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen!
Prière eucharistique :
Vraiment, il est juste et bon de te rendre grâce, Père de toute vie, pour ce voyageur, ton Fils, qui ne cesse de marcher avec nous sur nos routes humaines.
Il est ton prophète, qui dévoile pour nous le livre de la Vie et nous explique l'Ecriture.
Il est ton Messie, qui épouse nos misères et nos souffrances pour éclairer notre route et nous conduire vers ta gloire.
Il est ton Fils, qui dissipe la nuit de nos doutes et qui réchauffe notre coeur par sa présence.
Il est Corps rompu et partagé qui ranime notre foi, notre espérance et notre charité.
Aussi, avec tous les pèlerins d'hier et d'aujourd'hui, avec les anges et tous les saints, d'un coeur unanime, nous proclamons: SAINT...
Nous te glorifions, Père très saint : tu es toujours avec nous sur la route, et plus spécialement encore lorsque ton Fils, Jésus, nous rassemble pour le repas de l'Amour. Comme jadis pour les disciples d'Emmaüs, il explique pour nous l'Écriture et nous partage le pain.
C'est pourquoi nous te prions, Père tout puissant : envoie ton Esprit sur ce pain et ce vin, afin que le Christ Jésus réalise au milieu de nous la présence de son corps et de son sang.
La veille de sa passion, pendant le repas, il prit le pain, il rendit grâce, il le rompit et le donna à ses disciples en disant :
PRENEZ ET MANGEZ-EN TOUS, CECI EST MON CORPS LIVRE POUR VOUS.
De même, il prit la coupe remplie de vin, il rendit grâce, et la donna à ses disciples en disant:
PRENEZ ET BUVEZ-EN TOUS, CAR CECI EST LA COUPE DE MON SANG, LE SANG DE L'ALLIANCE NOUVELLE ET ETERNELLE, QUI SERA VERSE POUR VOUS ET POUR LA MULTITUDE EN REMISSION DES PECHES. VOUS FEREZ CELA EN MEMOIRE DE MOI.
Père très bon, nous célébrons le mémorial de notre réconciliation et nous annonçons l'œuvre de ton amour : en passant par la souffrance et la mort, ton Fils est ressuscité à la vie nouvelle et a été glorifié. Regarde cette offrande : c'est Jésus qui se donne avec son corps et son sang et qui, par ce sacrifice, nous ouvre le chemin vers toi, notre Père.
Dieu, Père plein de tendresse, donne-nous l'Esprit d'amour, l'Esprit de ton Fils. Nous qui allons recevoir son corps et son sang, fortifie-nous et fais que nous soyons un dans la foi et l'amour, unis à notre Pape François, à notre évêque Jean Christophe et à l’ensemble des évêques.
Ouvre nos yeux à toute détresse, inspire-nous à tout moment la parole qui convient, quand nous nous trouvons en face de frères seuls et désemparés. Donne-nous le courage du geste fraternel, quand nos frères sont démunis ou opprimés. Fais de ton Église un lieu de vérité et de liberté, de justice et de paix afin que tout homme puisse y trouver une raison d'espérer encore.
Père, prends pitié de nos frères qui sont morts dans la paix du Christ, et de tous les morts, dont toi seul connais la foi (souviens-toi plus particulièrement de ...), et conduis-les à la résurrection. Et lorsque prendra fin notre pèlerinage sur la terre, accueille-nous dans ton Royaume, où nous espérons être comblés de ta gloire tous ensemble et pour l'éternité. En union avec la Vierge Marie, la bienheureuse Mère de Dieu, St Joseph, avec les apôtres, les martyrs et tous les saints, nous te prions et nous te glorifions par Jésus, le Christ, notre Seigneur.
PAR LUI, AVEC LUI ET EN LUI, A TOI DIEU LE PERE TOUT PUISSANT, DANS L'UNITE DU SAINT ESPRIT, TOUT HONNEUR ET TOUTE GLOIRE POUR LES SIECLES DES SIECLES. AMEN!
Pour introduire le "Notre Père" :
Jésus ressuscité a ouvert nos yeux à sa présence parmi nous... Qu'il tourne maintenant nos cœurs vers son Père et nous apprenne à lui dire: "Notre Père"...
Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation mais délivre-nous du Mal. Amen
Prière pour la paix :
Seigneur Jésus ressuscité, reste avec nous sur la route et dans nos maisons; que ta parole de paix soit lumière dans nos cœurs lorsque le jour baisse. Que le pain rompu et le vin nouveau portent en nous leurs fruits de louange. Tu es béni, Jésus ressuscité pour les siècles des siècles. Amen!
Avant la communion :
Il rompit le pain et le leur donna... Alors leurs yeux s'ouvrirent et ils le reconnurent...
Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Seigneur, je ne suis pas digne…..
Prière après la communion
Dieu notre Père, dans le partage du pain vivant nous avons reconnu le visage de ton Fils. Que cette nourriture devienne de plus en plus, pour nous, signe de ton inlassable présence, force pour notre route terrestre et lumière qui éclaire notre avenir. Nous te le demandons par Jésus, notre frère et notre Dieu, vivant avec toi et l'Esprit jusqu'aux siècles des siècles.
Bénédiction:
Que le Christ nous accompagne à chaque instant sur notre route. Qu’il soit encore avec nous lorsque le soir approche et que le jour baisse.
Que le Seigneur nous bénisse : le Père le Fils et le St. Esprit Amen.
Jésus, Fils de Dieu, tu viens partager notre nourriture
Lorsque, malheureux et sans horizon,
Nous faisons appel à toi.
C’est ce que nous rappelle l’Evangile de ce jour.
Reste avec nous au long de notre chemin sur la terre !
Tu es celui qui donne sens à nos vies,
Celui qui oriente nos paroles et nos gestes.
Nos cœurs sont brûlants en ta présence,
Brûlants de lumière,
Brûlants de cette tendresse spéciale
Qui nous lie à toi quand nous partageons ton Pain.
Même si nous sommes lents à croire, aux jours de brume,
Lents à reconnaître tes pas au creux de notre quotidien,
Nous pressentons que le partage avec nos frères,
Partage du pain, partage de la pensée, des soucis…
Nous met en relation avec toi.
Car ainsi se bâtit ton monde d’aujourd’hui et de demain,
Toi jésus, qui vis avec le Père et l’Esprit
Pour les siècles sans fin.