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Fête de la Sainte TRINITE- 19 Juin 11
Première Lecture : Exode 34 4–6, 8–9
Deuxième Lecture : 2Corinthiens 13 11–13
Évangile de Jésus Christ selon St Jean 3 16–18
Oui, comme Dieu a aimé le monde ! Il a donné le Fils unique pour que celui qui croit en lui ait la vie éternelle et n’aille pas à sa perte. Dieu a envoyé le Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé grâce à lui. Pour celui qui croit en lui, il n’y a pas de jugement. Par contre, celui qui refuse de croire s’est déjà condamné, puisqu’il n’a pas cru dans le Nom du Fils unique de Dieu. (Bible des Peuples)
Avec ce dimanche de la Trinité, nous entrons dans le temps liturgique appelé : temps ordinaire de l'Eglise. Le temps ordinaire, c'est celui de nos journées avec leurs joies et leurs peines, leurs plaisirs et leurs tracas, leurs légèretés et leurs pesanteurs. C'est le temps de notre condition humaine, où tout est mélangé, où tout est possible mais aussi le temps, où tout peut s’assombrir.
Nous sommes à la période de l’année où il est important, pour beaucoup, de faire le bilan du temps écoulé.
- Les élèves vont être informés s'ils passent dans la classe supérieure ou s'ils vont redoubler.
- Ceux qui vont passer leur baccalauréat sont appelés à faire un bilan de leurs connaissances acquises au long de leur scolarité, et trouver une porte pour leur avenir.
- Les futurs apprentis doivent trouver un maître d’apprentissage.
- Et tous ceux qui ont terminé leur formation professionnelle doivent trouver un emploi.
- Des jeunes, avec leurs organisations et associations, qui ont essayé de construire autrement leur vie ensemble dans leur quartier, école et leurs loisirs ont besoin d’apprécier le chemin parcouru. Ainsi, ils seront en capacité d’améliorer leur avenir.
La question du bilan doit se poser aussi à la vie chrétienne. Les responsables religieux : laïcs et prêtres, dans les paroisses et en-dehors, sont tenus de faire le bilan de leurs actions et des missions engagées. N’oublions pas que c’est dans ce temps ordinaire, au cœur de la vie, que les baptisés sont appelés à se conduire comme le Christ. Pour ce faire, ils ont besoin de repères, d’où cette fête de la TRINITE : Dieu qui est Père, Fils et Esprit Saint. La mise en valeur d’un aspect d’une personne ne supprime pas la présence des autres. Au contraire, « l’équipe » ne peut exister que par rapport de la présence indispensable d’un chacun.
- Quand nous parlons de Dieu comme Père, il s’agit du créateur qui a donné la vie à l’être humain pour qu’à son tour il transmette tout ce qu’il a reçu du créateur. Dieu l’a créé pour son bonheur.
- Quand nous parlons au nom du Fils, il s’agit de Jésus, un membre de notre humanité, un Dieu fait homme ! Il est venu nous montrer que l’avenir avec Dieu, se joue dans notre humanité : Aimer Dieu et son prochain comme soi-même.
- Quand nous parlons de l’Esprit Saint, il s’agit de l’Esprit et du Père et du Fils qui habite le cœur de tout homme, et le rend capable, à sa façon, de se conduire comme son enfant. L’Esprit est à l’œuvre au cœur de ce monde et au cœur d’un chacun.
Jadis, on employait plus facilement le terme : d’examen de conscience, qui reste toujours à faire. Aujourd’hui, on parle plus facilement de bilan. De fait, les liens avec Dieu et les autres sont essentiels. Le temps du bilan, le temps de l’évaluation, c'est aussi le temps de la prière, de la contemplation: on se rapproche de Dieu. Parce qu'on prend de la hauteur, de la distance, du recul, on va plus facilement à l'essentiel, à ce qui a vraiment de l'importance et de la valeur. Miser sur ce qui doit durer dans nos vies. C'est là que Dieu est plus proche de nous. Souvent nos emplois du temps sont surchargés, on va d'une occupation à une autre, on a une vie éclatée.
Nous avons tous besoin d'être interpellés, d'être secoués. Notre foi ne s'est-elle pas un peu affadie, comme usée par les années ? Ne sommes-nous pas dans une routine ou dans des habitudes? Sommes-nous encore des passionnés du Christ, heureux de cette Bonne Nouvelle qui nous fait vivre et que nous avons à transmettre?
Nous vivons notre quotidien au sein d'une société sans repères, capable de justifier toutes les inégalités et même les injustices. Cette société a remplacé ce qui est humain, par des faux semblants. Devant le développement du vide et de l’absurde, puissions-nous discerner la vérité et l’assurance de l’évangile pour en transmettre la force à tous ceux qui la cherchent.
La fête de la Trinité, ce n'est pas d'abord un casse-tête intellectuel, ni un problème de mathématique pour cerveaux musclés. C’est Dieu « tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de fidélité. » qui descend auprès de l’homme. C’est Dieu qui dit ce qu’il attend de nous : répondre par l’amour à son amour, par la fidélité à sa fidélité.
N'ayons pas peur de nous arrêter un peu et de faire le bilan sur notre vie et sur notre année. Nous voulons tous faire de notre vie quelque chose de réussi et d'efficace pour les autres! Jetons un coup d’œil positif en arrière pour mieux repartir!
Dans cet esprit, nous pouvons souhaiter une bonne fête à tous les « Pères », en mettant en valeur leur rôle essentiel qu’ils peuvent jouer au cœur de la famille.