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Homélies, photos, voyages, évènements, commentaires

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7° Dimanche de Pâques "B" 20 05 12

 

 dimanche de Pâques  20 05

1ère lecture : Actes des Apôtres 1,15-17.20a.20c-26                                                                                     2ème lecture : 1ère de St Jean 4,11-16                                                                                                              Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (17, 11-19)

Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné en partage, pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes. Quand j'étais avec eux, je les gardais dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné. J'ai veillé sur eux, et aucun ne s'est perdu, sauf celui qui s'en va à sa perte de sorte que l'Écriture soit accomplie.  Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, en ce monde, pour qu'ils aient en eux ma joie, et qu'ils en soient comblés. Je leur ai fait don de ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu'ils ne sont pas du monde, de même que moi je ne suis pas du monde. Je ne demande pas que tu les retires du monde, mais que tu les gardes du Mauvais.  Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Consacre-les par la vérité : ta parole est vérité. De même que tu m'as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Et pour eux je me consacre moi-même, afin qu'ils soient, eux aussi, consacrés par la vérité.

L’Eglise prend 50 jours dans l’année liturgique  pour que les chrétiens puissent accueillir, comprendre, digérer et mêler à leur histoire, l’événement, surprenant et inacceptable à première vue, de la Résurrection. Quand un événement est évident pour tout le monde, on n’a pas besoin d’en parler.  En rappelant l’événement de la Résurrection, de l’Ascension et de la Pentecôte,  l’Eglise utilise des images pour exprimer des aspects essentiels  du Ressuscité et de son message. Jésus prend congé de ses apôtres  pour rejoindre son Père. Pour les disciples, comme pour nous aujourd’hui, c’est le temps de l’absence visible de Jésus et en même temps le temps de la responsabilité. A savoir, mettre en pratique maintenant  l’enseignement  reçu de Jésus : « nous aimer les uns les autres ….  d’être unis comme le Fils à son Père ….. de vivre dans la vérité ….. de ne pas fuir ce monde… ». Dans sa prière au Père, Jésus reste respectueux de la liberté d’un chacun. Il s’est toujours présenté comme le Dieu de la proposition. Il souhaite notre collaboration libre et consciente.                                                                                                                         Le monde de Dieu, qu’on appelle le Royaume, celui qu’il a créé et qu’il a confié aux hommes, est un monde que nous devons apprécier, aimer parce qu’il est sorti du cœur du créateur. C'est le monde que les hommes et les femmes habitent, peuplent, gèrent et qu'ils exploitent. C'est le monde qui est habité, empli de nos valeurs, de nos espoirs, de nos motivations, de nos cultures, de nos liturgies, mais aussi de nos souffrances et de nos deuils. Ce monde est aussi travaillé et perturbé par nos réussites, nos tâtonnements et nos échecs. C’est bien dans ce monde là que Jésus envoie ses disciples et les chrétiens d’aujourd’hui pour continuer l’œuvre du Créateur.  Bien que nous soyons façonnés de cette terre, le Christ nous rappelle que nous avons une destinée éternelle auprès de Lui. En attendant, Jésus prie son Père de nous garder du Mauvais, de l’esprit de tout ce qui peut porter atteinte à la dignité et à la grandeur de l’homme. Ne pas épouser  la logique du monde où règne la loi du plus fort et du mieux placé dans la société. L'esprit matérialiste de ce monde,  qui ne débouche que sur la mort et la destruction,  Jésus veut nous en préserver. Pour rester fidèle à son enseignement, Jésus nous promet l’assistance de son Esprit qui est Parole de Vérité. Or souvent on entend dire : « Ah si Dieu existait….. ». N’est-ce pas une forme de fatalisme et de désespoir, manifestant un combat perdu d’avance ?  Dieu ne conduit ni le monde, ni l'histoire, mais les confie à la liberté et à la responsabilité des hommes et des femmes de tous les temps : « Croissez, multipliez-vous et dominez la terre. »  (livre de la Genèse). Il envoie ses disciples et nous aujourd’hui dans ce monde, non pour en faire des rois et des reines ou des présidents, mais pour être avant tout ses témoins ; témoins que l’amour est toujours possible, que l’amour peut transformer le cœur des uns et des autres, que l’amour peut nous conduire à la réconciliation et à la paix.  Seul, l’amour saura dépasser les limites de toutes nos impuissances. Ce que le Christ nous demande peut paraître à la fois banal et exigeant. On parle beaucoup d’amour, on chante l’amour, on « crève » d’aimer et d’être aimer, et en même temps que de divisions, de haine, de bagarres, de violences…. Oui, il reste tant et tant à faire pour que les personnes et les peuples puissent connaître la fraternité, le respect et l’amour mutuel.  C’est bien là, l’enjeu du Royaume auquel nous devons tous contribuer ?                                                                                                                                                                         Dans une société en mutations rapides, nous devons sans relâche réfléchir pour voir comment remplir au mieux notre mission dans ce monde en devenir. Cela suppose de  rechercher  l'écoute, se préoccuper davantage du prochain souffrant, chrétien ou non, faire germer et grandir l’espérance, susciter bienveillance là où ne règne que scepticisme ou amertume.  Nous connaissons assez les méfaits d’une société éclatée où le chacun pour soi et les intérêts personnels passent avant tout le reste. La dimension politique doit rechercher le bien de l’ensemble. Il est plus nécessaire que jamais de mettre sur pied une Europe plus sociale, en priorité au service des plus faibles.  Le nombre croissant de chômeurs en Europe est inacceptable pour  la communauté la plus riche du monde! Le fossé entre les riches et les pauvres, entre les dominants et les dominés, entre ceux qui ont un statut et les autres ne fait que s’approfondir et s’aggraver. Le devoir des chrétiens en Europe est de prendre en compte cette réalité. La période des élections doit faire apparaître les besoins réels de la population et permettre les débats autour des enjeux humains. Comment l’Esprit du Christ peut être présent dans ces débats sinon par la présence active des chrétiens ?

Cette année, l’Eglise catholique célèbre les 50 ans du Concile Vatican II.  La constitution de l’Eglise actualise la mission que Jésus lui confie : « Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur. » (Gaudium et Spes)

La relation que Dieu veut établir avec chaque homme, et avec l'humanité, n'est pas une relation de jugement, de condamnation, mais une relation de grâce, d'amour et de vérité.

 

 

 

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