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Homélies, photos, voyages, évènements, commentaires

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26° dimanche 27 septembre 2009

26e dimanche ordinaire 27 septembre 09                                             1ère lecture : Livre des Nombres 11,25-29                                          2ème lecture : Lettre de St Jacques 5,1-6                                        Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 9, 38-48

Jean, l'un des Douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu'un chasser des esprits mauvais en ton nom ; nous avons voulu l'en empêcher, car il n'est pas de ceux qui nous suivent. »  Jésus répondit : « Ne l'empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ;  celui qui n'est pas contre nous est pour nous.  Et celui qui vous donnera un verre d'eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense. Celui qui entraînera la chute d'un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu'on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu'on le jette à la mer. Et si ta main t'entraîne au péché, coupe-la. Il vaut mieux entrer manchot dans la vie éternelle que d'être jeté avec tes deux mains dans la géhenne, là où le feu ne s'éteint pas.  Si ton pied t'entraîne au péché, coupe-le. Il vaut mieux entrer estropié dans la vie éternelle que d'être jeté avec tes deux pieds dans la géhenne.  Si ton œil t'entraîne au péché, arrache-le. Il vaut mieux entrer borgne dans le royaume de Dieu que d'être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne,  là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas

C’est surprenant que Jean, le plus jeune et le préféré de Jésus, s’indigne qu’un étranger puisse chasser un démon en son nom. L’occasion est donnée à Jésus de rappeler un choix radical. On ne peut pas avoir comme priorité son bonheur personnel et se donner au service des autres. Dans la lecture de ce jour, St Jacques rappelle la pourriture entraînée par la richesse, et Jésus valorise celui qui chasse le mal.                                                                     Sous prétexte de se protéger des migrants sans papiers, on ne fait qu’aggraver leur situation inhumaine. Le démantèlement de Sangatte, il y a six ans, était la promesse d’une situation plus humaine. Il n’en a rien été. Même les bénévoles ont du se cacher pour leur apporter un peu d’humanité. Aujourd’hui on ne fait qu’aggraver la situation pour les plus fragiles. Même si le ministre de l’immigration annonce que c’est pour lutter contre les passeurs, en fait ce sont les seuls qui ne seront pas touchés par ces mesures. C’est le contraire de l’Evangile. Comme nous ne sommes pas concernés directement, certains auront peut être de la compassion mais rien ne changera dans les causes de ces situations. On aura fait semblant de faire face à un problème mais les choses resteront en l’état. Que penser de la sanction de Jésus, disant : « Celui qui entraînera la chute d’un seul de ces petits….mieux vaudrait pour lui qu’on le jette à la mer. » N’y a-t-il pas en nous des freins à l’annonce de la Bonne Nouvelle ? Aujourd’hui, dans cet évangile,  Jésus donne une leçon de jugement, de patience, de souplesse et d’amour à l’égard de son prochain le plus faible! Il met en avant  que le fait de s’ouvrir aux autres est primordial pour le royaume de Dieu et pour la vie de tous les jours. Par contre, ne penser qu’à soi, à ses intérêts, c’est une forme d’emprisonnement et d’aridité qui ne débouche sur rien. Il faut savoir choisir le sens de sa vie. Si nous ne sommes plus capables de nous mobiliser, de nous scandaliser pour soutenir le nombre grandissant de ceux qui sont marginalisés sans travail, sans soins, sans toits et sans papiers, n’y a-t-il pas un problème réel ? Et ce problème est en nous, dans notre cœur. Sommes-nous anesthésiés par les beaux discours et les déclarations rassurantes ? Au plus vite rejoignons tous ceux qui se préoccupent de l’homme. La marche de Jésus avec ses apôtres est un exemple de pédagogie progressive. Dans cette démarche, chacun peut progresser et faire un pas en avant. Chacun peut mesurer l’enjeu. Jésus ne pose pas d’interdits, mais fait de propositions qui donnent vie. Par là, Jésus rappelle que l’amour ne connaît pas de frontières. Il ignore les barrières de l'incroyance, comme celles des races ou des sociétés. L'action de la grâce dépasse toutes les catégories. Le salut est fait pour tous les hommes.                                                                                                                          Cela est vrai également pour nous. Beaucoup de nos convictions, si jalousement gardées, ne sont que des héritages, des habitudes, des préjugés. Nos préjugés sont des opinions pas nécessairement fondées sur des faits, mais plus vraisemblablement sur un attachement purement émotionnel. L'expression "nous avons toujours fait comme cela" nous montre la force des préjugés. A l'image de l'apôtre Jean, certains chrétiens, même devant des faits établis et démontrés, s'accrochent à leur méthode et à leurs opinions. Nous sommes tellement enclins à penser que ceux qui ne suivent pas Jésus comme nous, ne font rien de bon ! Il est donc important de réexaminer nos comportements, nos jugements, nos convictions.                   Sachons reconnaître ce qu'il y a de bon en ceux qui ne partagent pas nos convictions sociales, religieuses et politiques. Cherchons ce qu’il y a de juste et de vrai dans les critiques qu'ils nous adressent. On ne peut pas faire la lumière et la clarté sur sa propre vie, si on ne sait pas accueillir les remises en question. Ces disciples fragiles, qui cherchent et qui tâtonnent, qui s'efforcent d'aider les autres, Jésus est obligé de les soutenir. C’est une «communauté de vulnérables ». C'est une communauté où chacun est tour à tour celui qui écoute et encourage les autres, et celui dont la faiblesse appelle à l'aide.                                                                        Chrétiens, nous ne sommes pas les propriétaires de la foi, de l’Evangile, ni même de l’action pour le bien des hommes. La qualité que Jésus met en valeur dans l’évangile de ce jour, c’est l’accueil de ce qui est bien, le respect des différences, en un mot : la tolérance. Dans un monde de violence et d’impatience  la tolérance est nécessaire, mais elle ne suffit pas. Il ne suffit pas de tolérer l’existence d’un voisin, l’existence d’une opinion différente de la mienne, encore faut-il que j’entre en contact avec l’autre. Il faut rechercher à travers un dialogue constant et assidu des réponses aux défis de notre temps. Soyons conscients que seule, la rencontre entre les personnes, les cultures, les forces et courants divers, permettra un futur prometteur. Que l’Esprit de Dieu nous habite ! Un Esprit grand, large, intelligent et aussi vaste que le monde. Cet Esprit souffle d’un bout du monde à l’autre. Il fait craquer notre esprit de chapelle et de clan. Que le Seigneur nous rende authentiquement catholiques, c.à.d. universels et compréhensifs des diversités.

 

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