Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Homélies, photos, voyages, évènements, commentaires

Publicité

2ème Dimanche de l'Avent "B" 04 12 11

 

2° Dimanche de l’Avent « B » 04 12 11

Première Lecture : Isaïe 40 1–5, 9–11

Deuxième Lecture : 2Pierre 3 8–14

Évangile de Jésus Christ selon St Marc 1 1–8

Commencement de la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, Fils de Dieu.

 Il est écrit à ce sujet dans le prophète Isaïe : Voici que j’envoie mon messager devant toi pour te préparer le chemin. Une voix crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez le sol devant lui. C’est ainsi que Jean se mit à baptiser dans le désert ; il prêchait un baptême lié à une conversion, en vue d’obtenir le pardon des péchés.  Tout le pays de Judée et tout le peuple de Jérusalem venaient à lui et se faisaient baptiser par lui dans la rivière du Jourdain, en même temps qu’ils confessaient leurs péchés.

Jean avait un manteau en poils de chameau et portait un pagne de peau autour des reins. Il se nourrissait de sauterelles et de miel d’abeilles sauvages. Il disait bien clairement : “Un plus fort que moi vient derrière moi et je ne suis pas digne de délier, en me baissant, les lacets de ses sandales. Je vous ai baptisés dans l’eau, mais lui vous baptisera dans l’Esprit Saint.”

 

L’Evangile de ce dimanche nous annonce « La Bonne Nouvelle de Jésus Christ, le Fils de Dieu. »  Cette annonce, n’est-t-elle pas en contradiction avec ce qu’on entend tous les jours et dans tous les domaines en cette fin d’année 2011 ? Nous venons  d’apprendre que le chômage ne fait que s’accroître et que des milliers de personnes et de familles sont profondément déstabilisés. Que le réchauffement de la planète bouscule les saisons. On ne sait plus combien de temps on trouvera encore de l’air, de l’eau et de la nourriture pour survivre. La crise boursière remet en cause des équilibres qui permettaient à chacun de vivre le plus dignement possible. Dans ce méli mélo, y aurait-t-il quelque chose d’essentiel qu’on n’a pas vu et qui nous échappe? Cet essentiel serait à l’image d’un virus qu’on ne peut déceler  qu’à l’aide d’un microscope ?

L’actualité  des mauvaises nouvelles, aujourd’hui comme hier, s’impose au premier regard, et en même temps, désespère un grand nombre. Au temps de Jésus, les mauvaises nouvelles et les scandales étaient aussi lourds à porter que ceux d’aujourd’hui. Et même, plus de 700 ans avant Jésus Christ, Isaïe console le peuple de Dieu exilé à Babylone. Il lui annonce que Dieu agit dans son peuple, qu’il n’est pas abandonné. Il lui rappelle ce qui s’est passé autrefois quand les hébreux étaient esclaves en Egypte. Dieu a appelé Moïse pour arracher ce peuple à cet esclavage. Pendant les 40 années d’errance au désert, ils ont  expérimenté, à la fois, la proximité et la distance de Dieu dans la dureté de leur vie, avant d’entrer dans la Terre Promise. Dans ces épreuves, ils ont appris que Dieu ne s’impose pas, mais qu’il propose son Amour. C’est cela, le cœur de la foi en Dieu. C’est le chemin qui mène à sa rencontre. La clé qui ouvre à une vie nouvelle. Le croyant est assuré qu’il peut compter sur Dieu et qu’il ne sera jamais déçu. En attendant, le croyant, comme tout être humain est traversé par le doute, l’incompréhension ; tenté par la fuite et le chacun pour soi.                                                                                                                                                         Or Marc, dans cet évangile, souligne que Jésus s’inscrit dans une lignée. Il prend le chemin du désert. C’est le chemin de tous ceux qui veulent se convertir, qui ne supportent plus d’être enfermés dans leur condition. Il rejoint le chemin de ceux qui cherchent une ouverture, de nouvelles  possibilités  de vivre. Jean Baptiste proclame la venue du Messie. Il ne va pas à Jérusalem au milieu de la foule et du bruit. Bien au contraire il va au désert, il s’habille, se protège et se nourrit de ce que le désert veut bien lui donner : une peau de bête, une grotte, des sauterelles et du miel sauvage. Comme Jean Baptiste, comme Jésus et comme tant d’autres, nous sommes appelés à relativiser nos stress et nos préoccupations pour être accueillants à l’Amour que Dieu propose.

Accueillir cette Bonne Nouvelle n’ait possible que pour ceux qui ont faim et soif d’autres choses que ce qui encombre leur vie et qui veulent sortir de leur routine. Ceux qui en ont marre de tous les faux semblants et de toutes les injustices. Tous ceux qui se démènent pour améliorer la vie des gens autour d’eux, en famille, dans leur quartier, dans leur école, dans les associations, mais aussi au niveau politique et international. La foi chrétienne est étroitement liée à  cette prise de conscience : Dieu est au cœur de l’existence. « Heureux les doux, les assoiffés de justice et de paix… »

Le temps de l‘Avent est un temps où on est invité à faire naître et surgir le Dieu d’Amour, bien présent au cœur de nos vies. Jésus nous dit qu’il est là, mais on a du mal à le découvrir parce qu’on le cherche ailleurs, dans le sensationnel. On agit à son égard comme ceux qui entretiennent l’illusion que la loterie va les faire vivre tous les jours. C’est à l’image d’un enfant qui devient accroc d’un MP3, des écouteurs et des jeux électroniques ; les yeux, les mains et les oreilles sont tellement occupés que rien ne peut l’atteindre. Par ailleurs, des gens se font appareillés pour mieux entendre, voir et communiquer. Les appareils les plus perfectionnés restent ambivalents et ne garantissent rien. C’est la conscience d’un chacun qui est porteuse de dépendance ou de liberté, de soumission ou de service.

 L’expérience du désert, c’est de laisser des espaces et du temps libres. L’expérience du désert est une expérience qui conduit à une transformation intérieure. Et c’est cette démarche là, qui nous met en capacité d‘accueillir l’amour de Dieu et des autres.

 

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article