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2° Dimanche de Pâques - 11 Avril 10

2e dimanche de Pâques « C » 11 Avril 10

1ère lecture : Actes es Apôtres 5, 12-16

2ème lecture : Apocalypse : 1,9-13, 17-19

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20, 19-31

 

Ce même soir, le premier jour de la semaine, les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »

Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l'Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. »

Or, l'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) n'était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »

Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »  Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. »

Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

Il y a encore beaucoup d'autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas mis par écrit dans ce livre. Mais ceux-là y ont été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom.

 

 

Nous étions 32 pèlerins à nous rendre à Jérusalem pour la semaine sainte. Chacun est parti avec ce qui a marqué son histoire et ses questions, avec ses lassitudes et ses espoirs, avec ses doutes et sa générosité. Cette semaine nous a conduits sur les lieux où Jésus est né, a grandi, a enseigné, a été condamné et exécuté mais aussi ressuscité. Aucun d’entre nous n’est revenu comme il était parti. De même que pour les apôtres, les échanges, les tensions et l’Esprit Saint ont fait de nous une communauté vivante et heureuse. Chemin faisant, à l’écoute  de la Parole de Dieu, des intervenants et des participants, chacun avait le temps d’avancer à son rythme. Tous se sentaient accueillis et respectés dans leur cheminement.

L’événement de la résurrection ne peut être reçu par nous comme un éclair. Pour grandir, les plantes ont besoin de lumière et d’arrosage, mais aussi de temps. Les hommes sont constitués aussi de matière et ont besoin de temps pour digérer, comprendre et grandir. C’est pourquoi, l’Eglise a prévu chaque année cinquante jours pour fêter l’événement de Pâques. Il a fallu la force de l’Esprit de Dieu pour permettre aux  apôtres d’entrer dans la perspective du Christ ressuscité. Jusque là, Jésus avait beau parler à ses disciples du Royaume de Dieu, mais ils le mettaient au même niveau que celui des hommes avec sa puissance et sa domination. Or « mon royaume dit Jésus, n’est pas de ce monde ». De même quand il priait son Père pour ses apôtres, il disait : « Garde-les, car ils sont dans le monde, mais ils ne sont pas du monde ».

En revenant à l’évangile de ce 2° dimanche de Pâques, on voit que la résurrection a bousculé la façon de voir de Thomas. De même, l’Evangile nous pousse à sortir de nos références trop humaines qui souvent nous enferment dans ce que nous connaissons.

Le plus grand signe de l’évangile d’aujourd’hui  qui nous est proposé par saint Jean n’est pas le doute de Thomas, ni les mains tendues de Jésus. Le plus important, c’est que malgré la simplicité d’un geste dans un endroit clos, avec peu de témoins, sans notoriété, sans signe extraordinaire, cela a changé le monde et a donné des perspectives de vie insoupçonnées. Que s’est-il donc passé pour que surgisse cette espérance dans des cœurs figés ? Apparemment rien de miraculeux, si ce n’est que Jésus leur a transmis son souffle, cette force qui vient de Dieu. Ce même souffle nous pouvons le retrouver autour de nous, chez des gens qui n’hésitent pas à mouiller leur chemise pour d’autres. Des gens qui prennent des risques pour faire grandir  le bonheur, la justice, la fraternité, la paix. Je pense à ce peuple Palestinien cerné par les murs de béton et qui souhaite plus que jamais la Paix. L’ancien patriarche Sabbah espère toujours déplacer les montagnes en disant : « Même si nous sommes dans une impasse, nous devons résister, sans violence…..nous devons refuser le mal dans une logique d’amour »

 Dieu est toujours là bien vivant, mais il faut savoir l’accueillir et chercher à repérer les signes qu’il nous donne.

 Les 32 pèlerins ont été bousculés, transformés mais le chemin n’est pas fini. Comme les apôtres, il leur faut porter cette bonne nouvelle à tous ceux qui les entourent.    Le doute de l’apôtre Thomas, notre frère « jumeau », est aussi le nôtre : cessons d’être incrédule, soyons croyants.

 

 

 

 

 

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