Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Homélies, photos, voyages, évènements, commentaires

Publicité

18° Dimanche du Tps Ord "B" 05 08 12

 

18e dimanche ordinaire « B » 05 08 12

Première Lecture : Exode 16 2–4, 12–15

Deuxième Lecture : Éphésiens 4 17, 20–24

Évangile  de Jésus Christ selon St Jean 6 24–35

 

 

Lorsque tous ces gens virent que Jésus n’était pas là, et ses disciples non plus, ils montèrent sur ces bateaux à la recherche de Jésus, et ils vinrent à Capharnaüm. À peine l’eurent-ils trouvé sur l’autre bord du lac qu’ils lui dirent : “Rabbi, Maître, comment es-tu venu ?”

 Alors Jésus leur répond : “En vérité, en vérité, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu à travers les signes, mais parce que vous avez eu du pain et que vous avez bien mangé. Travaillez, non pas pour la nourriture qui disparaît, mais pour la nourriture qui demeure et qui devient vie éternelle. C’est le Fils de l’Homme qui vous la donnera ; c’est lui que Dieu le Père a marqué de son sceau.”  Le pain de vie : croire au Fils de Dieu. Alors on lui dit : “Pour travailler aux œuvres de Dieu, que devons-nous faire ?”  Et Jésus leur répond : “L’œuvre de Dieu, c’est que vous ayez foi en celui qu’il a envoyé.” Ils lui disent : “Que fais-tu, quel signe avons-nous vu pour que nous croyions en toi ? Qu’es-tu capable de faire ?  Nos pères ont mangé la manne dans le désert, comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel”. Jésus leur répond : “En vérité, en vérité, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain descendu du ciel. Celui qui descend du ciel et donne la vie au monde, c’est lui le pain de Dieu.” Alors les gens lui disent : “Seigneur, donnez-nous donc ce pain.” Et Jésus leur répond : “Je suis le pain de vie : celui qui vient à moi n’aura jamais faim, celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif. (Bible des Peuples)

 

Avec la multiplication des pains de dimanche dernier, Jésus a pris le risque d’être mal compris par ses auditeurs. « En vérité, en vérité, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu à travers les signes, mais parce que vous avez eu du pain et que vous avez bien mangé. » De même, Moïse rencontrait déjà les mêmes difficultés dans le désert, au point que : «  toute la communauté des fils d’Israël récriminait contre Moïse et son frère Aaron. » Cette incompréhension, la difficulté de se faire bien comprendre, nous la retrouvons tout au long de l’histoire des hommes et dans toutes les activités humaines.

 

Les Jeux Olympiques qui se déroulent actuellement à Londres ont été reçus avec une sympathie particulière par le Pape qui disait : « Je prie pour que, dans l’esprit de la trêve olympique, la bonne volonté générée par cet événement sportif international puisse porter ses fruits en promouvant la paix et la réconciliation à travers le monde ». Presque tous les pays du monde font des efforts pour participer au mieux à cette grande manifestation sportive qui donne une belle image de la rencontre des nations. De grandes émotions s’expriment autant chez les gagnants que chez les perdants. Ce sont là de grands moments de communion et d’humanité.  Mais en même temps, il y a de nombreux intérêts cachés qui ne sont jamais avoués, et pourtant, défendus sans concession : la course à l’argent qui n’a rien de sportif, la drogue, le dopage, les investissements pour obtenir des marchés avec des dessous de table et toutes les mesquineries qui ternissent les plus belles espérances de ces Jeux.

 

Dans un tout autre domaine, l’ONU se trouve confronté au drame de la Syrie qui s’aggrave au lieu de trouver des chemins de paix. On attend une réponse toute faite, alors que la paix est entre les mains de tous les partenaires.

Dans l’actualité  de notre pays, le gouvernement français se trouve confronté au taux de chômage le plus élevé avec quotidiennement de nouvelles annonces de fermetures d’entreprises. Nous aussi, aimerions avoir des solutions clé en mains et sans dégâts. Mais les solutions ne viendront pas par magie. Là encore, trop souvent, on ne sait pas départager le vrai du faux. Et chacun met en avant ce qui peut justifier son point de vue. Or, la première chose à rétablir, ce n’est pas d’avoir raison contre les autres, mais de susciter la confiance. La confiance est absolument nécessaire pour pouvoir construire quelque chose ensemble.

 

Une fois de plus, dans l’Evangile, Jésus met l’accent sur la confiance, sur la foi et l’engagement qui en découle. Et par le fait même, il refuse qu’on se laisse piéger par la satisfaction de l‘immédiat. Ainsi, chacun peut être confiant parce qu’il a mangé à sa faim, mais  manger n’est pas un but ; c’est une nécessité. Mais en même temps, ça peut être l’occasion de partager ce qui nous tient à cœur. C’est là que se bâtit le sens de la vie.

Ce matin, Jésus invite à regarder plus loin. Il ne décrit pas le but du voyage, ce qu’on appelle habituellement « le paradis ». On n’y est pas encore. Jésus indique le chemin : « Moi je suis le pain de la vie. » Se nourrir de l’Eucharistie, c’est retrouver la force, la lucidité et le courage de se mettre en chantier avec Lui dans la société telle qu’elle est. C’est ainsi qu’on travaille au Royaume de Dieu.

Quand on fait appel à Jésus, c’est pour mettre en œuvre les Béatitudes. « Heureux ceux qui ont faim et soif de justice… » C’est rendre les choses possibles pour que demain nos descendants puissent hériter d’un monde où la paix reste toujours à construire et à gagner. Ca veut dire que nous sommes aujourd’hui responsables de demain. En nous indiquant le chemin, Jésus nous renvoie à la place que chacun doit prendre dans la suite de la création.

 

En somme, Jésus nous révèle que l’être humain n’est pas une création du besoin et de la nécessité, mais une créature de désir, ouverte sur l’avenir. Il nous parle d’une nourriture dont le pain n’est que l’image. Il nous dit que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de beauté, de création, d’amour et de gratuité. Avec beaucoup de délicatesse, il voudrait éveiller en nous cette faim-là. C’est bien pourquoi, lorsque nous le prions et lui demandons des choses, il nous donne quelqu’un, il se donne lui-même. C’est notre façon de participer, dès aujourd’hui, au Royaume de Dieu.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article