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11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 10:11

28° dimanche du Tps Ord « A » – 15 octobre 17

Première Lecture : Isaïe 25 6–10

Deuxième Lecture : Philippiens 4 12–14, 19–20

Evangile  de Jésus Christ selon St Matthieu 22 1–14

« En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux pharisiens, et il leur dit en paraboles : « Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : “Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.” Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.

« Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : “Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.” Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives.  « Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. Il lui dit : “Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?” L’autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : “Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.”

« Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »

 

Nous  vivons une époque où nous sommes sollicités à longueur de journée par des urgences, et de nombreuses occupations. Nous risquons  d’oublier l’essentiel,  à savoir : quel est le but de notre vie, à quoi voulons nous parvenir ? Heureusement, la liturgie de ce dimanche invite les chrétiens à prendre du temps pour apprécier leur existence et lui redonner : du goût, des couleurs et de la vitalité.

Par sa Parole, quand Dieu nous parle d’une fête belle et magnifique, Il veut mettre en valeur nos aspirations les plus profondes.  N’est-ce pas un grand bonheur de pouvoir se retrouver et faire la fête ? Les retrouvailles ne peuvent pas se réduire à la nécessité du boire et du manger.

Par la parole du prophète Isaïe, Dieu annonce ce qu’il y a de plus beau. Il prépare pour tous les peuples un festin sur sa montagne. Il en révèle même le menu : « viandes grasses et succulentes, vins capiteux et décantés ». Cette joyeuse description nous montre que le Père veut ce qu’il y a de meilleur pour ses enfants. Le bonheur de Dieu, c’est de les rassembler tous, sans exception, à sa table. Oui, tous les peuples sont invités, et il va même jusqu’à essuyer  les larmes sur tous les visages.

Aux noces de Cana, Jésus,  avec ses amis, pose le premier geste de sa vie publique. Il fait tout pour que la fête soit réussie, en procurant le vin qui fait défaut. Par ce geste, Jésus se situe dans la lignée du prophète Isaïe en disant : « Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils ». Il envoie des invitations, mais le jour venu, les invités cherchent des excuses, comme s’ils avaient oublié l’essentiel de leur vie. Or l’essentiel, c’est la rencontre des personnes dans le respect et l’estime. Nous avons tous besoin les uns des autres. Et, aujourd’hui, le temps de la vie humaine qui nous est imparti, doit servir à préparer cette rencontre. Or, faire du footing, du vélo, parcourir les vides greniers et les grands magasins un dimanche matin, c’est une façon de souffler, de s’évader, mais chacun risque de s’enfermer sur ce qui l’intéresse. C’est dans le quotidien que chacun doit garder la préoccupation de l’avenir que nous préparons ensemble et donc ne pas se couper des autres. Par expérience, nous savons que le vivre ensemble n’est pas facile, et qu’il peut même coûter cher à ceux qui se mettent à son service. La preuve en est, c’est que déjà Matthieu faisait allusion aux persécutions, parfois sanglantes contre les premiers disciples : emprisonnement de Pierre et de Jean, martyre de l’apôtre Jacques à Jérusalem, ainsi que du diacre Etienne. Jésus avait prévenu ses apôtres : « Ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront. »

Ces refus de la Bonne Nouvelle de Jésus et les persécutions contre son Eglise sont toujours d’actualité : les messagers de l’évangile en font la dure expérience dans les pays où les droits de l’homme et la liberté religieuse sont bafoués. Mais le Seigneur ne se décourage pas : les premiers invités n’ont pas répondu, c’est leur  choix.  Alors il envoie ses serviteurs lancer des invitations tous azimuts : « Allez donc aux croisées des chemins, tous ceux que vous rencontrerez, invitez les au repas de noce. »

Cette parabole est toujours d’actualité. Nous pouvons en dégager plusieurs appels pour nous, invités aujourd’hui au banquet du Royaume, comme on aime le rappeler avant la communion : « Heureux les invités au repas du Seigneur ». Et cette invitation est à garder vivante dans toutes nos activités et préoccupations.

Nous vivons, au niveau local et mondial, des mutations profondes. C’est un grand tournant dans l‘histoire du monde où les plus puissants sont remis en cause par les plus pauvres. Sans dramatiser, on frise des catastrophes. Il suffit de regarder ce qui se passe entre la Corée et l’Amérique, entre les djihadistes qui narguent et terrorisent les plus grandes puissances,  et en France, les 57%  qui n’ont pas voté….. N’est-ce pas à cause de la démobilisation générale, du sentiment d’impuissance et de la recherche de son confort personnel que beaucoup de choses se détériorent ?

La parabole de ce jour qui nous montre que ce grand festin est le meilleur remède pour lutter contre le découragement. Pour ceux qui sont fatigués et usés, qu’ils ne baissent pas les bras, mais cherchent un chemin pour partager leur peine. Et ceux qui ont encore des possibilités de réagir, qu’ils soient inventifs et moteurs pour les soutenir.

Avec la force du Seigneur, continuons à aller à la croisée du chemin des hommes d’aujourd’hui, en respectant la liberté de tous, comme le Seigneur le fait : l’amour n’est jamais une obligation.  Mais sachons, que si nous ne faisons rien, il ne se passera jamais rien ! Le  Royaume de Dieu  est à ce prix là ! Et maintenant que la fête soit belle !

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