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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 09:44

 14° Dimanche du Tps Ord « A »  09 07 17

Première Lecture : Zacharie 9 9–10

Deuxième Lecture : Romains 8 9, 11–13

Évangile de Jésus-Christ selon St Matthieu 11 25–30

 

« En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

 

Accueillons bien l'invitation que nous fait Jésus ce matin: « Venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau. »  Comme prêtres, dans nos  rencontres, nous constatons  que chacun est marqué profondément par des épreuves diverses et inattendues. Habituellement, quand on demande à quelqu’un : comment ça va ? Les premières réponses sont vagues : « ça va, on fait aller ! ». Mais elles n’expriment pas la lourdeur du poids qu’elles portent. Excepté, quand la douleur est trop forte et paraît insurmontable, alors on n’a plus que des cris et des révoltes.

 

Trop souvent devant les lourdeurs de notre vie, nous avons tendance à nous réfugier en nous-mêmes et à broyer du noir. Parce qu’on ne sait pas comment exprimer ce qui nous fait si mal, alors on s’isole. C’est une difficulté qui s’ajoute. De plus, nos proches et ceux qui peuvent nous aider et nous soulager, ne pourront le faire que dans la mesure, où ils peuvent comprendre ce qui nous arrive. Trop souvent nos difficultés, matérielles et surtout morales, nous amènent même à fuir Dieu comme si Dieu était étranger, et peut être la cause de nos malheurs.

 

Jésus a dit : « Je ne suis pas venu pour les bien portants, mais pour les malades….Merci Père, d’avoir caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. ».  Nous n'avons peut-être pas encore assez réalisé comment, dans l'Évangile, Jésus est venu au secours et a été près des éclopés de la vie, des malades, des pécheurs. Mais aussi de tous ceux qui vivent mal leur place au milieu des autres. A aucun moment dans l’Evangile, nous voyons Jésus condamner quelqu’un, il tend toujours une main secourable et invite à améliorer ce qui ne va pas bien. Les seuls qui n'ont pas eu droit à sa sollicitude et même ont encouru son mépris, ont été les suffisants, ceux qui n'avaient besoin de personne, ni de Dieu.

 

Jésus parcourait la Palestine et accueillait les souffrants, et tous ceux que le peuple lui présentait. Jésus montrait ainsi qu’il était proche de tous ceux qui souffrent : en voyant la peine de la veuve de Naïm qui enterrait son fils ; les larmes versées au tombeau de Lazare, autant de manifestations de la tendresse de Dieu.

Aujourd’hui, Jésus s’adresse à nous en disant : « Venez à moi, prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, vous trouverez le repos.» Le joug est un instrument de travail qu’on place sur la nuque du bœuf, en vue d’un travail. Devant les épreuves qui nous marquent, Jésus nous invite à ne pas reculer devant les efforts et les exigences pour améliorer les choses. Cette libération relativise la dureté des efforts fournis. Combien de parents se dépassent pour soutenir et aider leurs enfants. Chacun peut faire cette expérience. Que  faut-il faire pour que ça aille mieux ? Jésus répond : c'est devenir son disciple, c'est être comme lui, c'est aimer comme lui.

 

Par contre dans l’Evangile de ce jour, Jésus s'oppose aux pharisiens qui imposaient aux pauvres gens un joug difficile à porter, entre autre, les 613 lois qu’eux-mêmes ne touchaient pas du doigt. N’est-ce pas toujours d’actualité ?

Le joug de Jésus n'est pas fait de lois, il est fait d'amour. Il n'est pas fait de soumission à un Dieu qui fait peur, il est fait de réponses amoureuses à la volonté d'un Père qui aime et qui passe par nous pour  faire vivre son amour. Prendre le joug de Jésus, c'est se faire comme lui, doux et humble de cœur, ouvert, attentif à l'autre. C'est faire de sa vie un amour, un service.

 

Mais ce joug demeure un joug, il y a un poids. Il peut, du moins à certains jours, paraître trop lourd. C’est difficile de combattre son égoïsme. C’est difficile de rester droit dans ses projets, fidèle à ses proches et à Dieu sous l’emprise de tentations alléchantes. Jésus parle de joug, parce qu'il sait par expérience qu'il n'est pas toujours facile de prendre le bon chemin.

 

Quand Jésus dit que son joug est léger et facile à porter, c’est parce qu'il ne nous laisse pas seuls. Saint Paul nous rappelle dans la deuxième lecture que l'Esprit de Dieu nous habite. « Je suis avec vous jusqu'à la fin des temps », a dit Jésus. Un homme, Simon de Cyrène, a aidé Jésus à porter sa croix sur le chemin du Calvaire, et Véronique a essuyé son visage. Aujourd'hui, c'est Jésus qui nous aide à porter nos peines, par le soutien de ceux qui compatissent à nos souffrances. Pour trouver le repos et la paix sur le chemin de nos vies, Jésus nous invite à partager nos peines avec nos proches et avec lui : « Venez à moi, vous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous procurerai le repos. »

 

 

PRIERE UNIVERSELLE

 

  1. C’est la période des vacances, certains sont déjà partis, d’autres vont partir et beaucoup ne partiront pas. Que nous profitions de ce temps de repos avec intelligence et que nous sachions en toute circonstance avoir un comportement de disciple du Christ. Prions le Seigneur.

 

  1. Pour les personnes âgées, les isolées, les malades : que notre attention discrète et pleine de tendresse soit pour eux comme un rayon de joie et de confiance en la vie. Prions le Seigneur.

 

  1. Pour les jeunes saisonniers et intérimaires qui ne peuvent pas prendre de congés, pour ceux qui sont au chômage : qu’ils ne restent pas isolés et rencontrent des amis avec lesquels ils ne perdront pas la joie de vivre. Prions le Seigneur.

 

  1. Pour les membres de notre assemblée : que cette prière partagée nous fasse découvrir la paix promise par Jésus, et que nous puissions repartir avec un élan nouveau. Prions le Seigneur.

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