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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 09:52

5° DIMANCHE DE PAQUES « C » - 24 04 16

Première Lecture : Actes 14 21–27

Deuxième Lecture : Apocalypse 21 1–5

Évangile de Jésus Christ selon St Jean 13 31–33a, 34-35

"Lorsque Judas fut sorti, Jésus déclara : “C’est maintenant que le Fils de l’Homme est glorifié et que Dieu est glorifié en lui. Aussi Dieu va-t-il lui faire partager sa Gloire, et il le fera bientôt.

Mes petits enfants, je suis encore avec vous pour très peu de temps. Je vous donne ce commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres. Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Ayez de l’amour entre vous ; c’est ainsi que tout le monde reconnaîtra que vous êtes mes disciples.” (Bible des Peuples)

Depuis la résurrection de Jésus au matin de Pâques, l’Eglise nous propose chaque dimanche, un passage des Actes des Apôtres. Il s’agit de la naissance des premières communautés chrétiennes. Vous pouvez soupçonner les difficultés auxquelles elles ont étaient affrontées. La première tentation était de se laisser porter par la religion juive à laquelle la plupart d’entre eux appartenait. Mais très vite, les apôtres ont dû bouger parce que la Bonne Nouvelle s’adressait à tous les Hommes. Et cela entraîne des débats, des discussions, des refus mais surtout des progrès d’une Eglise naissante. C’est dans ce contexte là que se situe la nouveauté du commandement de l’amour du prochain, que Jésus nous donne dans l’évangile de ce jour : « Aimez-vous les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. » Nous savons que l’Amour est comme le « carburant » qui donne des énergies à toute vie humaine. Et par-dessus tout, cette énergie ne s’use pas quand on l’utilise, mais au contraire elle se multiplie. C’est vrai, que tout au long de l’histoire humaine, les chanteurs, les peintres et même la République ….organisent leurs projets autour de la fraternité. Par expérience, nous savons que pour vivre en paix, de façon respectueuse et fraternelle, il y a toujours des obstacles, parce que le chemin à parcourir n’est pas fait d’avance. C’est tous les jours que nous avons à chercher comment nous respecter, nous soutenir, nous entraider, nous pardonner. Et tous les jours il y a des obstacles nouveaux à affronter et tous les jours il faut se relever pour grandir. L’attention aux autres est une démarche qui renforce le désir de vivre en frères qui s’aiment.

Nous n’avons pas à idéaliser l’objectif à atteindre. L’Eglise naissante a dû faire face. Il y a eu les difficultés venant des personnes tentées de récupérer pour soi ce qui devait servir à tous. Et d’autre part, les grands courants de la vie sociale : les tensions qui existaient entre les cultures et les pouvoirs Juifs, Païens, Grecs et Romains. Au milieu de toutes ces diversités, l’Eglise naissante devait trouver une cohérence entre les difficultés de leur temps et l’idéal proposé par Jésus.

20 siècles après, l’Eglise est toujours confrontée à des situations nouvelles. Et même, tout change de plus en plus vite. Et dans ce contexte, comment mettre en œuvre ce commandement nouveau? Il y a 50 ans, le Concile Vatican II a voulu mettre à jour la place de l’Eglise dans le monde. Il a donné du souffle à l’esprit missionnaire, mais aussi réveillé de « vieux démons » qui ont résisté. Le Pape Benoît VI a démissionné, d’abord à cause des difficultés rencontrées au Vatican. Au milieu de toutes ses tensions au sein de l’Eglise, le Pape François vient nous surprendre en redonnant la fraîcheur de l’évangile au cœur de notre existence. A la suite de Jésus, sa priorité est d’aller à la rencontre des blessés de la vie : à Lampedusa il s’insurge de voir la Méditerranée devenir le cimetière des oubliés. A Rio, aux JMJ, le pape François invite les jeunes à mettre la « pagaille » devant tant de conventions qui débouchent sur l’injustice. C’est encore à Lesbos, dimanche dernier, qu’il va « chercher » des migrants qu’il ramène chez lui à Rome. Car pour lui, comme pour St Paul qui s’adresse aux Galates : « Il n'y a plus ni Juif, ni Grec, nous sommes un en Jésus-Christ ».

Aujourd’hui, comme au premier siècle, les chrétiens sont confrontés à des courants très différents : la paix entre les peuples, le travail, la santé, la nourriture, l’école, la vie familiale, l’avenir des jeunes, les catastrophes qui viennent de marquer durement le Japon et l’Equateur…. C’est bien dans les nécessités de notre existence que Jésus nous demande de vivre, comme lui, ce commandement nouveau. «Aimez-vous comme je vous ai aimés.»

Par-là, Jésus invite à regarder vers l’avenir, à chercher ce qui est possible et à ne pas se laisser enfermer dans ce qui est fini ou mortel. La page est tournée, on n’a plus de pouvoir sur le passé. Jésus ne renie pas le passé, mais il invite à utiliser l’expérience du passé pour améliorer la vie ensemble. Jésus, le ressuscité, ouvre à la vie, à une vie meilleure.

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