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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 10:40

PAQUES 27 Mars 16

Première Lecture : Actes 10 34, 37–43

Deuxième Lecture : Colossiens 3 1–4

Évangile de Jésus Christ selon St Jean 20 1–9

Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala vient à la tombe très tôt le matin, quand il fait encore noir, et elle voit que la pierre a été retirée du tombeau. Alors elle part en courant et arrive chez Simon-Pierre et l’autre disciple que Jésus aimait. Et elle leur dit : “Le Seigneur a été enlevé de la tombe et nous ne savons pas où on l’a mis.” Pierre sort aussitôt avec l’autre disciple, et ils vont à la tombe. Ils courent tous les deux, et l’autre disciple, qui court plus vite, arrive avant Pierre à la tombe. Là il se penche et voit les linges tombés à plat, mais il n’entre pas. Pierre arrive alors derrière lui et pénètre dans la tombe ; lui aussi voit les linges posés à plat. Le suaire qui enveloppait la tête n’est pas posé avec les linges, mais à part : il est roulé à un autre endroit. Alors entre l’autre disciple, celui qui est arrivé le premier à la tombe ; il voit et il croit. C’est qu’ils n’avaient pas encore compris l’Écriture : “il fallait” qu’il ressuscite d’entre les morts !

Quel chamboulement ce matin de Pâques pour les femmes, qui veulent honorer la dépouille de Jésus. Cet Homme, les a tellement fascinées, subjuguées, entraînées à l’espérance, qu’elles ne peuvent pas l’oublier. Mais une surprise de taille les attend. Ce qui reste de Lui, son corps sans vie, n’est plus là où on l’avait mis.

N’est-ce pas le même chamboulement qui fait courir Pierre et Jean pour vérifier que le tombeau est effectivement vide ? Comme s’ils mettaient en doute le dire des femmes.

Ce même bouleversement va perturber tous les apôtres et leurs amis.

Aujourd’hui, en fêtant Pâques, nous sommes à la même enseigne que les premiers témoins de ce passage extraordinaire, de la mort physique, à la Vie de Dieu.

Aujourd'hui, personne n'oserait plus mettre en doute l'existence de Jésus. Mais quelle distance entre cette certitude historique et la foi au Christ ressuscité! Cette distance reste entière, elle n’est pas franchie par un grand nombre de nos contemporains. Soit, ils ne le peuvent pas, parce que la raison est leur seule mesure. Soit ils ne le désirent pas, parce que croire à la résurrection les force à sortir de leurs certitudes et de leurs limites. De fait chacun s’arrange avec ce qu’il connaît et s’y complait à sa façon.

On comprend, certes, que chacun puisse traverser des périodes difficiles, acculé aux épreuves de santé, de deuil, d’injustices….car, si la foi est une certitude, elle n'est jamais une évidence. L'évidence, ce sera la vision, qui à la fin des temps, prendra le relais de la foi.

Mais il faut aujourd'hui réaffirmer qu'il n'y a pas de foi chrétienne sans adhésion à !'Événement de la mort et de la résurrection de Jésus, qui relève du mystère Pascal. Tellement prisonnier de la matière, nous sommes incapables de passer, avec nos seuls moyens, à une connaissance tout à fait autre.

Alors, le Christ est-il vraiment ressuscité? Notre certitude de la résurrection du Christ se fonde tout à la fois sur le témoignage des apôtres et de tous les témoins qui l’ont vu Vivant.

Le témoignage des apôtres est clair, il est dénué de toute hésitation. Vous venez d'entendre, le discours de Pierre au centurion Corneille. On ne saurait être plus explicite: « Dieu était avec Jésus, affirme saint Pierre. Et nous, les apôtres, nous sommes témoins de tout ce qu'il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Ils l'ont fait mourir en le pendant au bois du supplice. Et voici que Dieu l'a ressuscité le troisième jour. Il lui a donné de se montrer à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d'entre les morts. » Pierre résume ainsi l'ensemble des récits des apparitions du Christ ressuscité transmis par les évangélistes, après le constat du tombeau vide et il en atteste la vérité. Paul n'en dira pas moins. Ainsi, dans sa lettre aux Colossiens, il affirme qu’il nous faut : « rechercher les réalités d’en haut : c’est là qu’est la Christ, assis à la droite de Dieu. » Par-là, Paul exprime la difficulté de ne pas se laisser enfermer dans l’existence matérielle.

Et, ce qui est tout aussi impressionnant, c'est de voir comment, au lendemain de la Pentecôte, ces mêmes hommes se sont trouvés radicalement transformés, renouvelés. Par la force de l'Esprit du Christ ressuscité, ils sont passés, à leur tour, de la mort à la vie, c'est-à-dire de l'obscurité à la lumière, de la peur au courage de l'amour, qui va jusqu'au don de soi. « Ce n'est plus moi qui vit, s'écriait Paul, c'est le Christ qui vit en moi! » Et tous ces apôtres et disciples avancent ainsi, selon le rythme pascal, de naissance en renaissance, avec le regard fixé sur l'horizon où le Christ les attend au-delà d'une mort qu’il ne redoute plus. Ils mettent en œuvre cette belle recommandation de Jésus : « N’ayez pas peur ! »

Cette recommandation est particulièrement d’actualité pour les chrétiens d’Orient, en butte à des groupes fanatiques qui veulent les faire disparaître : « convertissez-vous, sinon on vous tue. » Chrétiens, nous ne pouvons rester indifférents à ces massacres. Confrontés à ces difficultés et à bien d’autres, qui mettent en cause notre existence, il est plus nécessaire que jamais de raviver notre foi au Christ ressuscité.

Jésus, par sa résurrection au matin de Pâques, ouvre une nouvelle espérance, inconnue jusque-là : l’Amour a vaincu la mort. La Résurrection de Jésus est bien le fondement de notre foi chrétienne. Au point que l’apôtre Paul dira : « Si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi. » L’événement Pâques n’est pas clos. Il instaure un temps nouveau. Il nous sollicite et nous invite à écrire les pages nouvelles de l’histoire humaine.

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